mariebrunelm's Reviews (478)

challenging dark emotional tense slow-paced
Plot or Character Driven: Character
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: Yes

It is 1617 on an island off the coast of Norway and a wave of unprecedented proportions swallows most of the men from the village of Vardø. The women find ways to survive even when some of them have to turn a blind eye to propriety. Their community is united by grief more than anything, but still divided by the importance they are willing to give to Christianism, the imported religion, which clashes with the Sámi way of life some of them uphold. Yet Vardø is enduring, when a boat brings to them a commissioner, Absalom, and his wife Ursa. He is tasked with restoring religious order and putting an end to the spread of witchcraft. She is merely doing her best in this new life alongside a husband she did not choose.
This novel, in the best vein of historical fiction, gives a body and feelings to anonymous silhouettes in history books. The characters are nuanced and though the action doesn’t rush forward, the narrative has an intensity and a tension that is reflected in the unforgiving landscape and biting wind blowing through this naked land. The writing style is concise but beautifully complex, taking sentences in unexpected directions without using fancy words or trying to mimic a historical style. This is a fiercely feminist novel in that it doesn’t put women on a pedestal but rather shows the multiple ways in which each one deals with her grief and considers her place within society, flaws and all. When I first heard of this book I thought it was some kind of historical utopia, describing a moment when women had lived harmoniously after the men had disappeared. It’s not. There’s tension and conflict, which makes it all the more realistic. I think this is a fantastic book (not a drop of magic here) which looks at the history that is not only made by white, rich men.
Rep : sapphic characters.

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challenging mysterious reflective slow-paced
Plot or Character Driven: Character
Strong character development: N/A
Loveable characters: No
Diverse cast of characters: No
Flaws of characters a main focus: N/A

Kelvin, our main protagonist, is on his way to the Station, a research facility in orbit over Solaris, a planet with an unusual behaviour. For dozens of years, scientists have observed and hypothesised, never unlocking the secret of this planet which seems conscious. The team aboard the Station only has two members left when Kelvin arrives, but they may not be the only inhabitants…
A librarian put this one in my hands saying it was contemplative sci-fi, when I asked her about books in translation from languages I didn’t know (see my #LetsReadThatTBR challenge). I can absolutely confirm it is contemplative, which I enjoyed. Half of it focuses on the characters, their relationships and their inner battles when faced with a phenomenon that is very much fantastical. However, the other half is very science-oriented, and my literary mind was not ready for lengthy descriptions of the history of science around Solaris. Nor was my aphantasia (inability to create mental pictures) ready for the lengthy descriptions of the planet’s changing geography. However, all of these are very “me” problems and, though they prevented me from fully enjoying the book, I can say it’s a good example of classic science-fiction. Not devoid of 1960s ideas regarding race and gender, sadly (there is a *very* awkward scene in the first few pages that thankfully is not mentioned again afterwards), but creative and quite believable for something written eight years before a man set foot on the Moon.
 

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adventurous tense fast-paced
Plot or Character Driven: Plot
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: N/A

Pandore, Méduse, Arachne,... Ces femmes qui n'apparaissent dans les mythes grecs que pour se faire agresser. Dans ce roman, l’autrice reprend leur histoire après la fin que racontent les mythes, et imagine la suite. Cette suite, pour Pandore, est une vengeance. Pour elle et pour toutes les autres, elle est déterminée à faire payer les dieux, en particulier Poséidon et Zeus. Dans son périple pour se munir de la seule arme réputée pouvoir les tuer, elle rallie à sa cause d’autres femmes, celles-ci qualifiées de monstres, et toutes les trois se mettent en marche vers l’Olympe.
J’ai aimé que ce roman ne s’excuse pas et mette en scène la fureur de ces femmes, mais aussi leur sororité. L’alliance de la violence et de la douceur s’équilibre très bien et apporte de la nuance au récit. J’ai été, c’est vrai, décontenancée par la rapidité de l’action, mais cela tient seulement à mon manque d’habitude des romans ado. Ce roman a lancé un pont entre la collégienne passionnée de mythologie que j’étais et l’adulte positivement épuisée et “vénère”, pour citer Taous Merakchi, face aux violences que les femmes ont toujours subi et continuent de subir.
En somme, j’ai adoré le projet de ce livre et ses intentions, un peu moins son exécution mais pour cette dernière, c’est vraiment purement personnel.
Rep : ensemble de personnages queers et divers.

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challenging dark tense medium-paced
Plot or Character Driven: Character
Strong character development: No
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: No
Flaws of characters a main focus: Yes

Dans ce roman de SF noir entre Blade Runner et Black Mirror, Natalio, un policier au bas de l’échelon accepte une mission dangereuse de la part d’un client entre deux affaires officielles. Son électroquant a été détruit lors de sa précédente affectation, et Natalio ne peut se payer qu’un modèle d’occasion dont les réparations ont un air douteux. L’androïde confirme ses soupçons en réagissant différemment des autres robots, mais Natalio n’a ni le temps ni les moyens de s’en soucier.
Ce roman n’est peut-être pas d’une grande originalité, mais il est efficace. Il navigue entre les tropes empruntés ici et là pour proposer un récit avant tout centré sur le duo formé par ce policier constamment à la frontière de la légalité, et son robot qui l’invite à questionner son rapport à la machine. L’auteur aurait pu se lancer dans un grand récit philosophique sur la relation humain-robot, ou sur la déshumanisation de / par la technologie, ou sur les complots qui gangrènent cette société dystopique. Au contraire, il privilégie les personnages et leurs questions, sans apporter de réponse toute faite. Il m’a manqué un brin d’originalité, mais on peut voir une qualité dans la manière dont l’auteur rend son récit assez universel.

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emotional hopeful informative reflective fast-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: Yes

Alan entrent Tilda entrent en première après un été qu’ils considèrent comme un échec. Malgré les injonctions, iels sont toujours vierges et s’apprêtent à subir les brimades du reste de leur classe pendant l’année. Lors du premier cours, débarque Acérola, la nouvelle. Son style bien à elle la place un peu à l’écart, mais c’est le pin’s en forme de drapeau qui attire l’attention d’Alan et Tilda : les rayures noire, grise, blanche et violette qui signalent l’asexualité. Très vite, la discussion s’installe entre les trois camarades de classe, et se dessinent les contours d’une autre voie, celle qui ne fait pas du sexe l’étape de passage obligatoire pour assurer sa place dans la société.
Où était ce livre quand j’étais au lycée? Dans ce Loveless à la française, Betty Piccioli nous emmène à Nantes où ses deux protagonistes construisent une équipe et un projet pour éveiller les consciences. Ce roman équilibre parfaitement pédagogie et émotions. J’ai eu des frissons en le terminant, tant il me donne espoir. Au lycée, j’étais globalement ignorée des harceleurs et harceleuses car en tant que première de la classe je pouvais leur être utile pendant les travaux de groupe ou à l’heure des révisions, mais j’ai ressenti tout du long cette impression d’être à côté de la plaque. Si j’avais eu un livre comme No Sex Club, je n’aurais quand même pas eu le courage de me lancer dans l’aventure d’un club, mais j’aurais été apaisée et j’aurais sûrement compris mon asexualité bien plus tôt qu’en réalité. Un roman inclusif, qui n’aborde pas seulement le double thème de l’asexualité et l’aromantisme mais plutôt l’ensemble des relations amoureuses et sociales. Les personnages sont très attachants ; j’ai adoré les découvrir au fil des pages et les voir s’épanouir. Iels font des erreurs, après tout ce ne sont que des lycéen.ne.s, mais cela rend l’histoire d’autant plus réaliste et touchante. J’espère que ce livre trouvera sa place dans tous les CDI de France et d’ailleurs.
Rep : protagoniste gay, protagoniste asexuelle, protagoniste noire et grosse.

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emotional funny lighthearted fast-paced

This book is a bookworm’s dream. I’ve had it on my radar for years and have finally read it and kept giggling every other page. This short book is the correspondence between Helene, a New-York-based writer, and the employees of a second-hand bookshop in London, spanning 20 years of witty banter. I had to check these were the actual letters these people sent because they are too funny and touching to be true, but they are. And for letters written in the 1950s and 1960s they ring so modern! I guess book-loving never goes out of style. Hanff is the funniest, her outraged letters are a mood. If you enjoy books, and especially second-hand ones, please read this!
In my edition, the letters are followed by a sort of sequel, Helene’s diary when she visited London in 1971. That part wasn’t as charming, but it was still very enjoyable and helped me ease out of the epistolary section with my heart relatively intact.
dark mysterious fast-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: No
Loveable characters: N/A
Diverse cast of characters: No
Flaws of characters a main focus: Yes

This superb picture book for grown-ups tells a story of greenhouses, rare birds and a rivalry between gardeners. In just a few dozen pages, the author and illustrator weave a Gothic tale full of things unsaid. Some people might lament the amount of mystery still to be solved by the end, but I loved it. The writing is evocative and just the right amount of quaint, while the pictures are feather-light and dark at the same time. After admiring the art of Rovina Cai for years, I’m so happy to own one of her books. Sally Gardner’s prose brings the perfect balance, making this a highlight of my book collection. I think the best weather to read this book would be an autumn rain. 

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informative medium-paced
Plot or Character Driven: N/A
Strong character development: N/A
Loveable characters: N/A
Diverse cast of characters: N/A
Flaws of characters a main focus: N/A

Ce recueil polyforme rassemble de la prose et de la poésie, arrangées par thème, en français puis en portugais. L'auteur commence par un texte sous la forme d'un flux de pensées, consacré à des thèmes aussi variés que "l'écume de la vie" ou "les abeilles", puis il compose un poème sur le même sujet. La première moitié du recueil est en français, et la seconde reprend les mêmes textes, en portugais.
Bien que je lise peu de poésie, je me suis surprise à préférer les vers, bien qu’un peu scolaires et tordant parfois les phrases pour placer le mot qui permet la rime à la fin des lignes. Les parties en prose m’ont semblé un peu froides. Elles dressent le contexte des poèmes, comme si ceux-ci nécessitaient une explication fondée sur des faits confirmés par la science ou l’expérience humaine. J’aurais préféré lire des interprétations plus personnelles de chaque thème. J’ai finalement eu l’impression que l’auteur était d’une grande timidité et se cachait derrière des généralités. J’espère qu’il prendra peu à peu confiance et se révèlera dans ses futurs recueils.
informative reflective fast-paced

Ce tout petit volume rassemble trois textes de l’autrice polonaise. Le premier est le discours qu’elle a prononcé en 2019 lorsque le Prix Nobel de littérature lui a été attribué. Le deuxième est un essai sur la traduction, et le troisième un court texte sur le confinement de 2020 et la pandémie.
Difficile de résumer des essais, si courts soient-ils. Je m’attendais à autre chose, c’est vrai, en lisant le premier : le concept de “tendre narrateur” m’intriguait, et j’espérais un développement plus conséquent sur la notion telle que l’autrice l’entend. En réalité, c’est la conclusion de ses pensées sur l’information et la désinformation, l’autofiction, la distinction entre les différents genres littéraires, la place de la littérature dans notre monde contemporain et d’autres thèmes très vastes qu’Olga Tokarczuk aborde avec beaucoup de clarté. Je suis désormais curieuse de lire la fiction de cette autrice.


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informative reflective medium-paced

This collection of essays brings together well-known voices of the fantasy genre to speak about Tolkien's legacy. Many of them recount when and in what conditions they first read The Hobbit and The Lord of the Rings. Some take a slightly different path, like Ursula K. Le Guin waxing lyrical on Tolkien's poetry. Douglas A. Anderson recounts tells about Tolkien's reception and Christopher Tolkien's work. 
Although this collection isn't ground-breaking, I think it's fascinating for several reasons. First, most of the author's are writers of fantasy (and science-fiction for a few of them), telling what Tolkien means to them as readers, yes, but mostly as writers. Then, it's a snapshot of Tolkien's reception right before the first movie by Peter Jackson was released. Only one, Douglas A. Anderson, actually mentions that, but I think it's important. Most of the authors in this collection first read Tolkien in the 1960s, and it was really great to hear about what it was like experiencing these books at such a different time, when fantasy wasn't as widespread and meeting fellow enthusiasts wasn't as easy as clicking on an app icon.