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alexture

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Never Did the Fire

Diamela Eltit

DID NOT FINISH: 72%

I don't understand what this book is trying to tell me. I'm over halfway through and I have no idea what's going on. there are no natural breaks, no quote marks, just an endless internal monologue of endless repetition of empty thoughts. this book exhausts me.

📖 Un recueil d’essais sur les cultures queer asiatiques et comment on appréhende les identités LGBT+ dans un contexte décolonial et moins occidental. 

💭 D’un essai à l’autre, on aura des interviews très faciles à lire, des analyses très complexes et théoriques, de la linguistique, de l'histoire, de la sociologie, de la psychologie... De quoi trouver son bonheur dans au moins un chapitre, pour peu qu'on s'y penche suffisamment sérieusement pour le comprendre. C'est une lecture souvent technique et ardue, mais qui en vaut vraiment la peine pour un point de vue sur les vies LGBT+ centré ailleurs que sur les personnes blanches du monde occidental !

📖 Dans les héritages, lors des divorces, ou encore au sein du couple, le patrimoine n'est pas réparti équitablement. Dans ce livre, les autrices se penchent sur des exemples d'inégalités au sein de la famille : pensions alimentaires non versées pour ne pas endetter les pères, reprise de l'entreprise familiale par le fils moins préparé que ses sœurs, organisation d'insolvabilité de millionnaires juste avant le divorce, conséquences du travail à temps partiel sur la retraite, tout y passe.

💭 Ce livre, qui m'avait été conseillé par aleksa, parle essentiellement de succession et de divorce, et beaucoup moins d'inégalités au sein d'un couple "sans problème". Et tant mieux, parce que finalement, c'est de ça dont on parle le moins.
Les autrices alternent systématiquement un exemple de famille prolétaire et un exemple à plusieurs millions d'euros, montrant que le problème s'étend à toutes les classes, à tous les milieux : j'ai beaucoup apprécié cette approche.
La lecture était assez difficile, mais très instructive.

📖 China Iron, c'est le nom qu'on donne à cette China (jeune fille), ex-femme de Martín Fierro (Fierro, c'est Fer, ou Iron en anglais). Quand elle peut fuir après avoir été abandonnée par son mari, elle n'hésite pas : elle suit la belle Écossaise Liz. Ensemble, elles commencent un long périple en Argentine et rêvent de Royaume-Uni. Avec Liz, tout change : d'abord, elles deviennent amantes, ensuite, China se glisse dans le rôle de son jeune frère de façon de plus en plus naturelle. Et bien sûr, Liz et China enchaînent les aventures rocambolesques.

💭 Ça fait deux mois que je suis censé écrire un retour sur ce livre et que mon document n'inclut qu'un mot : "turbogay"
Les aventures de China Iron sont fantasques, ça part dans tous les sens mais de façon agréable, c'est du grand n'importe quoi et ça se dévore sans peine.
En plus de flouter les frontières du genre, le livre floute les frontières du roman : je serais bien en peine de vous dire à quel genre il se rattache, à part "plein d'aventures".

📖 Quand Inès est invitée à intégrer Catherine House, université recluse et mystérieuse, elle accepte immédiatement. Elle n'a pas le choix : il faut absolument qu'elle fuie ses poursuivants et qu'elle disparaisse, et c'est exactement ce que l'université propose avec son programme de 3 ans sans vacances. À l'université, elle est étudiante médiocre mais pas mauvaise, et rencontre des personnes intéressantes, dont beaucoup rêvent d'étudier le plasme, substance mystérieuse dans l'étude de laquelle l'université se spécialise. Inès n'est pas intéressée - jusqu'à ce que des phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants commencent à se déclarer.

💭 Il m'a fallu un moment pour accepter le ton froid et détaché de la narratrice - mais tout l'intérêt, c'est justement qu'elle est froide et détachée, en dissociation permanente, parce que sa survie en dépend. On sent dès le début que quelque chose ne tourne pas rond, que l'ambiance est glauque et oppressante, mais il faut un moment pour comprendre que le problème, ce n'est pas Inès, c'est le monde dans lequel elle évolue. Le personnage de Baby était bien écrit et tout doux, un rayon de soleil dans l'eau froide. J'ai beaucoup aimé l'histoire et la façon dont elle était présentée, et je pense que c'est un excellent roman Young Adult aux marges du genre thriller.

📖 Dans ce petit village musulman du Tamil Nadu, il y a Hasan, qui ne se contente plus de pratiquer sa religion, mais impose des contraintes sévères depuis qu’il est rentré du hajj. Et puis surtout, il y a les femmes. La femme qu’il prend comme seconde épouse, parce que le Coran dit qu’il a le droit, même si tout le village s’y oppose. Mehar, qui demande le divorce. Leur fille, qui veut devenir médecin. Les enfants qu’il veut utiliser pour se venger d’elle. La mère de Mehar, qui le hait, qui s’en veut, qui hait la vie. La soeur de Hasan, qui a été répudiée adolescente par son mari après un mariage arrangé et qui vit depuis cloîtrée avec sa mère et sa tante aveugle. Et toutes ces femmes ont leurs rêves. Mais un rêve, dans un village où on étouffe, où on n’a pas le droit de sortir seule, est-ce que c’est seulement possible ?

💭 On s’attache à toutes ses femmes, on voit l’évolution de leurs vies, on se dit que dans d’autres conditions, elles auraient un brillant avenir. Et puis on les voit commencer à s’élever, alors on se dit que c’est bon, c’est gagné, non ? Elles vont pouvoir vivre comme elles auraient toujours dû pouvoir vivre, non ? Rien n’est gagné quand on vit dans ce village ; la vraie vie nous rattrape à chaque tournant. Quelle claque que ce roman.
fast-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: No
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: Yes

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