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243 reviews by:
sunflowerboys
3.75/5
Une première chose qui n'a rien à voir avec le texte d'abord : toutes les fautes dans l'édition. Certaines étaient si choquantes qu'elles m'ont complètement sortie de la lecture, et j'estime que pour 15 €, ce genre d'inconvénient est inacceptable. Sérieusement, on attend un travail beaucoup plus professionnel de la part d'une maison comme Actes Sud, non seulement vis-à-vis des lecteurices mais également de l'auteur, et surtout pour un texte aussi court.
La pièce en elle-même n'a heureusement pas à souffrir de ces désagréments. En la feuilletant, je pensais trouver une revisite très modernisée, avec par exemple un langage contemporain à la manière de l'Antigonick de Carson ou la Machine infernale de Cocteau ; ce n'était pas le cas. Au contraire, la force des mots réside dans l'évocation antique qu'ils suscitent, car c'est sûrement ce que le dramaturge souhaite démontrer : l'intemporalité du mythe, mais aussi de l'écriture "originale". Alors certaines phrases sont dures, quelques tournures frappent par la rage profonde qu'elles démontrent, mais toutes gardent en elles quelque chose de plus ancien, de noble.
Je ne connais que très peu la pièce de Sophocle, donc je ne pourrai pas vraiment commenter l'adaptation ou l'invention d'Abkarian par rapport au canon. Mais j'ai trouvé qu'il était intéressant de montrer la perspective des femmes, que ce soit Electre, Clytemnestre, Chrysothémis ou encore les prostituées de la ville quand souvent le "beau" rôle est attribué à Oreste.
Un sentiment de manque, parfois, m'empêche néanmoins d'être totalement emportée : je pense à la forte contradiction de Clytemnestre (qui, malgré les efforts de l'auteur, notamment avec sa tirade finale, ne parvient pas à mes yeux à justifier tous ses actes), aux problématiques des "bas-fonds" seulement effleurées, à la résolution qui laisse la place à Oreste malgré ce que laisse penser le titre… j'aurais aimé que tout soit plus creusé encore, plus résolu, peut-être.
Une première chose qui n'a rien à voir avec le texte d'abord : toutes les fautes dans l'édition. Certaines étaient si choquantes qu'elles m'ont complètement sortie de la lecture, et j'estime que pour 15 €, ce genre d'inconvénient est inacceptable. Sérieusement, on attend un travail beaucoup plus professionnel de la part d'une maison comme Actes Sud, non seulement vis-à-vis des lecteurices mais également de l'auteur, et surtout pour un texte aussi court.
La pièce en elle-même n'a heureusement pas à souffrir de ces désagréments. En la feuilletant, je pensais trouver une revisite très modernisée, avec par exemple un langage contemporain à la manière de l'Antigonick de Carson ou la Machine infernale de Cocteau ; ce n'était pas le cas. Au contraire, la force des mots réside dans l'évocation antique qu'ils suscitent, car c'est sûrement ce que le dramaturge souhaite démontrer : l'intemporalité du mythe, mais aussi de l'écriture "originale". Alors certaines phrases sont dures, quelques tournures frappent par la rage profonde qu'elles démontrent, mais toutes gardent en elles quelque chose de plus ancien, de noble.
Je ne connais que très peu la pièce de Sophocle, donc je ne pourrai pas vraiment commenter l'adaptation ou l'invention d'Abkarian par rapport au canon. Mais j'ai trouvé qu'il était intéressant de montrer la perspective des femmes, que ce soit Electre, Clytemnestre, Chrysothémis ou encore les prostituées de la ville quand souvent le "beau" rôle est attribué à Oreste.
Un sentiment de manque, parfois, m'empêche néanmoins d'être totalement emportée : je pense à la forte contradiction de Clytemnestre (qui, malgré les efforts de l'auteur, notamment avec sa tirade finale, ne parvient pas à mes yeux à justifier tous ses actes), aux problématiques des "bas-fonds" seulement effleurées, à la résolution qui laisse la place à Oreste malgré ce que laisse penser le titre… j'aurais aimé que tout soit plus creusé encore, plus résolu, peut-être.
Une édition mettant en lumière des poètes qui se délectaient bien plus des ombres, et de façon plutôt abordable.
Chaque figure poétique est introduite par une personnalité qui a été plus ou moins proche de cette dernière, ce qui apporte un éclairage différent des introductions plus objectives/détachées que l'on pourrait trouver ailleurs. A noter que le style des critiques est assez marqué, parfois même aussi poétique que les auteurs qu'ils présentent, pouvant saper à certaines occasions l'accessibilité de leurs commentaires.
Je lis très peu (voire pas du tout) d'anthologies, mais je suis contente d'avoir lu celle-ci ; je retiens surtout les poèmes de Gérald Neveu et Roger-Arnould Rivière, dont je pense approfondir la lecture.
Chaque figure poétique est introduite par une personnalité qui a été plus ou moins proche de cette dernière, ce qui apporte un éclairage différent des introductions plus objectives/détachées que l'on pourrait trouver ailleurs. A noter que le style des critiques est assez marqué, parfois même aussi poétique que les auteurs qu'ils présentent, pouvant saper à certaines occasions l'accessibilité de leurs commentaires.
Je lis très peu (voire pas du tout) d'anthologies, mais je suis contente d'avoir lu celle-ci ; je retiens surtout les poèmes de Gérald Neveu et Roger-Arnould Rivière, dont je pense approfondir la lecture.
“Do you think just an illusion could make me long for your touch?”
so many things being revealed right now and yet so little, at this point im getting kinda scared to find out more aahhhhh
so many things being revealed right now and yet so little, at this point im getting kinda scared to find out more aahhhhh
this was a very delightful read. every sentence was a wonder, both funny and clever. idk, i just liked all of it—the creativeness, the little twists in the tropes, i thought it was really cool. plus, it didn't help that there was a character named joshua which also happens to be the name of my favourite member of my favourite kpop group. i was just bound to love it, yk?