oblation's Reviews (276)


Je n'ai pas du tout aimé ma lecture, longue et peu intéressante.

J'en ai eu le cœur chamboulé, car oui j'adore les amours impossibles. Ils me peinent, mais je m'extasie devant.

Beaucoup aimé la classification des désespoirs et ses définitions. Un peu moins accroché à la deuxième partie qui lie désespoir et religion chrétienne.

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 Dans Traité du désespoir (1849), Kierkegaard s'interroge sur le rapport qu'entretient l'individu avec lui-même lorsqu'il éprouve la difficulté de l'injonction à « être soi ». Être totalement libre  ? Se sentant incapable d'un tel engagement, l'homme se met à désespérer de lui-même, trop conscient du piège existentiel dans lequel il se trouve irrémédiablement. Pour Kierkegaard, s'extirper du désespoir ne peut jamais venir de nous-mêmes mais forcément d'une force extérieure. Ainsi en est-il de la foi en Dieu. Cependant, l'acte de foi n'a lui-même rien de serein. Il ne satisfait jamais les exigences intellectuelles, ne délivre aucune certitude. Il est précisément « choix » au sens le plus noble du terme. Celui qui implique de prendre et d'assumer les risques de l'existence à son compte. Au fond, il ne s'agit pas pour l'homme existentiel de choisir telle ou telle chose mais d'avoir le courage de « vouloir choisir », c'est-à-dire d'accepter une responsabilité. Pour le penseur, on décide quelque chose comme on saute dans le vide. Cette radicalité de la décision tranche dans les choix à la manière d'un couperet. (cf :  YOUSFI Louisa, « Kierkegaard : de l'angoisse d'exister », Sciences Humaines, 2014/2 (N° 256), p. 33-33. URL : https://www.cairn.info/magazine-sciences-humaines-2014-2-page-33.htm)

Très beau livre sur les racines, la mémoire, le trauma et les liens familiaux. Plume très touchante, poétique, bouleversante.

Un ouvrage qui tient ses promesses en une centaine de pages, nous donnant une bonne base de connaissances sur le féminisme dans le Monde ainsi que des clés pour aller plus loin.

Si beau, si douloureux.