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mariebrunelm's Reviews (478)
challenging
dark
emotional
mysterious
reflective
sad
slow-paced
Plot or Character Driven:
Character
Strong character development:
Yes
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
Yes
Flaws of characters a main focus:
Yes
J’ai essayé de rédiger un petit synopsis pour ce roman, comme je fais à chaque critique, mais je bloque. C’est en partie dû au fait que l’histoire est relativement secondaire, ou en tout cas que j’ai été séduite avant tout par la plume de l’auteur. Une autre raison est que l’histoire se développe beaucoup dans les non-dits ou dans les choses indicibles, dans les interstices entre ce que disent les différents personnages que l’on suit.
Ce roman parle de beauté, de désir, de chute, de mémoire. Il parle de ce qui est trop difficile à formuler mais que l’on ressent peut-être d’autant plus fort.
Au cœur du récit, l’arrivée de L’Or Ailé, prophétisé depuis des siècles à travers les différents royaumes. C’est tout près d’Œtrange qu’il chute, et la reine se presse à sa rencontre, suivie de toute une délégation. Puis vient le temps d’accueillir cet ange à la beauté trop lumineuse pour ce monde, et de lui trouver un Laquais, celui ou celle qui l’assistera, le guidera et sera lié à jamais à L’Or Ailé par un amour qui le ou la transcendera.
Dans les premiers chapitres, j’ai été terrassée par la beauté de la prose. Elle n’est pas particulièrement complexe, avec de grandes envolées lyriques, mais elle est profondément poétique. L’auteur ne cesse de dire sans montrer tout à fait, de déployer des scènes de toute beauté sans que l’on puisse vraiment les toucher du doigt. Il y a certes une ou deux longueurs, mais la fin m’a paru trop courte car je ne voulais pas que ce livre se termine, ce qui est toujours bon signe.
Diamants est un roman qui ne ressemble à aucun autre, qui pourrait être un lointain cousin de Laurent Gaudé et d’une version âgée (je dis ça avec amour) et minimaliste de La Mer sans étoiles.
Graphic: Alcoholism, War
informative
reflective
fast-paced
Plot or Character Driven:
Character
Strong character development:
Yes
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
N/A
Flaws of characters a main focus:
Yes
Dimos est journaliste dans un empire avide de conquêtes et de capitalisme. Quand son rédacteur en chef l’envoie en reportage sur le front, il s’attend à assumer la charge de reporter de guerre, mais pas à se retrouver du côté de l’ennemi, et encore moins à apprendre à la connaître. Or, à Hron, dans le pays de fantômes, il découvre qu’une autre manière de vivre en communauté est possible.
Ce roman est souvent comparé à Ursula Le Guin, et j’ai trouvé qu’il n’avait pas à en rougir. Sous des dehors de fantasy, on découvre en réalité une version alternative du début du 19ème siècle sans la moindre once de magie mais pétrie d’une profonde réflexion politique. Certains romans auraient pu être un essai (Eutopia, je te regarde), et Un Pays de Fantômes entre presque dans cette catégorie, mais les convictions de l’autrice ne sont pas martelées et surtout, le personnage principal n’est pas qu’un observateur qui se veut objectif. En tout cas, il ne reste pas.
Le système politique que Dimos découvre est exploré relativement rapidement, dans ses bienfaits comme dans ses travers ou ses limites, et ne prend jamais le pas sur le récit. Philosophiquement, j’ai trouvé ce roman passionnant, mais presque trop court. J’aurais aimé plus de détails, plus de temps passé auprès de ces “fantômes” pour explorer encore plus les possibilités de l’anarchie. Mais je pense aussi que la concision du livre fait sa force, et que cela le rend encore plus facile à faire circuler et à faire lire autour de nous.
Rep : personnage principal gay.
Graphic: War
Minor: Injury/Injury detail
adventurous
dark
emotional
hopeful
inspiring
tense
fast-paced
Plot or Character Driven:
A mix
Strong character development:
Yes
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
Yes
Flaws of characters a main focus:
Yes
An anthology of SFFF diverse YA short stories by well-loved authors? Don’t say more, I’m in. But maybe you need more reasons to commit? In this collection you’ll find a wide range of genres and mostly a whole lot of transgression. Teenagers being teenagers, defying rules imposed on them by society, gender expectations or magic. A thief harvesting power for the biggest wish that has ever been wished, contestants choosing each other rather than the prize, a trans retelling of Cinderella, a botanist desperate to preserve ancestral knowledge, more thiefs, more dreams, more wishes , and a few heartbreaks for good measure . I genuinely enjoyed every story of this anthology. Some more than others, of course, but they all had much to love, and they are absolutely fueling my desire to get back to the writing board.
Rep: a bunch of queer (mostly gay & trans) and diverse (mostly brown & black) characters.
adventurous
dark
sad
tense
fast-paced
Plot or Character Driven:
A mix
Strong character development:
No
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
Yes
Flaws of characters a main focus:
No
Entre la France du 19e siècle, les Etats-Unis du 20e et l’Afghanistan du 21e, des hommes et des femmes se battent pour assurer l’éducation des jeunes générations.
Cette bande-dessinée subjugue d’abord par la beauté de ses planches, en particulier dans la première section où la neige envahit la page et dessine les paysages en négatif. Ce sont ensuite des tons de bruns et de gris qui prennent le relais pour mieux dépeindre les étendues arides des Etats-Unis et les reliefs de l’Afghanistan. Si la graphie m’a un peu dérangée et a parfois heurté ma progression, j’ai apprécié le travail de témoignage de l’auteur qui rend hommage, à travers ses personnages fictionnels, à de nombreux anonymes qui ont défendu l’éducation contre l’obscurantisme de tous bords, souvent au prix de leur vie. J’avoue avoir manqué de connaissances basiques en géopolitique pour apprécier jusqu’au bout les implications des combats menés par ces héroïnes et héros. Cependant leurs parcours, à travers toutes ces temporalités qui se croisent, sont profondément universels. Je craignais le topos du sauveur blanc lors d’une des sections de l’histoire, mais pour autant que je puisse en juger, l’écueil est évité.
Graphic: Sexism, Religious bigotry
Minor: Gun violence, Violence
funny
lighthearted
reflective
slow-paced
Plot or Character Driven:
Character
Strong character development:
No
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
No
Flaws of characters a main focus:
Yes
Laura Willowes is in her later twenties and still not married. In turn-of-the-century vocabulary, that makes her at the disposal of her family, going from her father’s tutelage to her brother’s when the father dies. From her family estate in the countryside she finds herself in the spare room of a rich London house where she basically becomes her nieces’ “Aunt Lolly” full-time nanny. But that’s not what Laura wants from life. She doesn’t exactly knows what that is, but after years and years of complying to society’s expectations of a spinster she’s had enough and picks a small village far from London to live there, discover who she is when not surrounded with well-meaning but stifling relatives, and who knows, maybe become a witch.
As Alison Lurie notes in her introduction to Lolly Willowes, Sylvia Townsend Warner advocates for women to be given space three years before Virginia Woolf’s “A Room of One's Own”. Not that it’s a race, of course, but it’s a good way to put this book back in its context. I thought Lolly Willowes was a delightful classic, and I don’t often say that. Sure, there is zero talk about Laura’s privilege as an upper-class woman, but there is still a strong feminist vibe, delightful irony and a main character that refuses to fit in the box society in general and her family in particular have decided to put her in. It is also very atmospheric and perfect for autumn with its descriptions of the quaint English village Laura settles in when she’s tired of London. Despite not being overtly queer, Laura’s total disinterest in marriage and men in general made me read her as aro/ace, and the book never told me otherwise. Add to that a sprinkle of witches, and here’s a lovely short read for the autumn season.
dark
mysterious
tense
medium-paced
Plot or Character Driven:
A mix
Strong character development:
Yes
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
Yes
Flaws of characters a main focus:
No
Mirella est porteuse d’eau à Hamelin. Tout le jour, elle trimballe ses seaux depuis la rivière vers les habitants ingrats, jusqu’au jour où la peste entre dans la ville.
Cette réécriture férocement féministe du Joueur de flûte de Hamelin est tout à fait horrifique et n’épargne pas son lectorat. Avis aux adolescent.e.s qui aiment frissonner ! J’ai été charmée par la plume joueuse et intrépide de Flore Vesco, qui se fait délicieusement archaïque pour mieux nous plonger dans l’atmosphère de ce petit bourg du 13ème siècle. Les rebondissements et les faux-semblants sont nombreux, mais l’action ne va pas trop vite et laisse le temps de s’imprégner de la tension qui règne dans Hamelin à mesure que la peste progresse. L’autrice fait planer une atmosphère de malaise un peu poisseux, dans laquelle Mirella jette une belle lumière. Elle est déterminée et altruiste, mais montre également parfois un petit côté sombre qui n’a pas été pour me déplaire.
Graphic: Death, Sexual harassment, Pandemic/Epidemic
dark
emotional
funny
hopeful
lighthearted
mysterious
tense
fast-paced
Plot or Character Driven:
A mix
Strong character development:
Yes
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
Yes
Flaws of characters a main focus:
Yes
Yadriel is a brujo, there’s no doubt about that to him. But to his family, his transition is still difficult to process and so far he hasn’t been able to take part in the official ceremony during which he is given his portaje, the tool channelling his magic to help spirits go to the spirit world instead of lingering in the realm of the living. That doesn’t stop him, and with the help of his friend Maritza he performs the ceremony himself and Lady Death welcomes him. However, his joy is only momentary when his brother passes away suddenly and his body can’t be found. When Yadriel tries to find him by himself, he only finds another spirit who died recently — the slightly insufferable but charming Julian. Yadriel, Maritza and the ghost of Julian embark on a quest with a ticking clock. Día de Muertos is looming and they have to find Yadriel’s brother by then as well as help Julian remember the circumstances of his death.
What a page-turning, fun book ! I was longing for a truly engrossing read since it had been a long time a book had really hooked me, and this YA paranormal adventure was exactly what the doctor ordered. You have very loveable although imperfect characters, the enchanting setting of autumn in the latinx community of Los Angeles, and a fast-but-not-too-fast plot to keep you reading. I really enjoyed the psychology of characters. Each of them was flawed but good-hearted and willing to help each other. It was slightly heart-breaking to follow Yadriel’s struggles to be accepted by his family, but you can tell that was close to the author’s heart and done very sensitively. The play on bilingualism was chef’s kiss as well and led to even more moving scenes (iykyk). To top it all, and I’ll say it vaguely so as not to spoil anything, I loved that tradition was on Yadriel’s side as a trans boy. That was extremely heart-warming.
All in all, a delightful YA book that is perfect for Autumn !
Rep: latino trans MC, latino gay SC, latina vegan SC.
Graphic: Death
Minor: Transphobia
dark
mysterious
slow-paced
Plot or Character Driven:
Character
Strong character development:
No
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
No
Flaws of characters a main focus:
No
Dans la froideur de l’hiver polonais, la vieille Mme Doucheyko vit seule, entre ses promenades routinières, son intérêt pour l’astrologie et les traductions de William Blake qu'elle compose avec un ancien élève. Elle croit dur comme fer au pouvoir de la nature, si bien que lorsqu'un chasseur notoire du voisinage est retrouvé mort avec un os de biche coincé en travers de la gorge, elle y voit la main de la justice, voire quelque chose de plus mystérieux encore. Puis c'est un deuxième cadavre qui est découvert.
Munissez-vous d’une boisson chaude pour apprécier ce roman glacé, teinté de gothique. Je m’y suis beaucoup attachée au personnage principal, mais sachant combien j’aime les protagonistes âgées, ce n’est pas si étonnant. Ce livre m’attirait pour son atmosphère fantastique et je n’ai certes pas été déçue de ce côté-là, même si c'est plus une histoire d’ambiance que de faits. En revanche, je ne m'attendais pas à l'humour assez noir qui parcourt le texte, porté par la voix de sa narratrice, et cela m’a beaucoup plus également. J'ai ressenti une légère rigidité de la langue qui est due, je pense, à la traduction, mais cela ne m'a pas empêchée de passer un bon moment entre les pages de ce roman de saison.
Graphic: Animal death, Death
Minor: Violence
inspiring
reflective
fast-paced
I bought this short Book convinced it was a poetry collection. It turned out to be a collection of essays-thoughts-meditations on the concept of connection. Poet, writer & musician Kar Tempest draw on their experiences of art & performance to question the notion of connection, what it means and how we can strive to achieve it in a world that feels like it’s more and more disconnected. Written during the 2020 lockdown but with a larger scope, Tempest quotes Jung and Blake, talks about numbness and wandering and the distinction between creativity and craft. I often felt myself nodding approvingly inside as the author describes raw personale experiences that take on a universal meaning although I'm not a poet and I've never given a spoken-word performance, or even attended one. Despite stating hard truths, this is a hopefully little book that posits connection as that thing that will have humanity.
Minor: Drug use
informative
inspiring
reflective
medium-paced
This collection of essays was inspired by the previous volume “J.R.R. Tolkien: the Forest and the City”. Cami D. Agan wanted to draw on those conference proceedings to further explore the dual notion of place & space in J.R.R. Tolkien’s legendarium, and so she invited several scholars to contribute based on existing papers or research interests. I was delighted to be invited to publish a chapter in this book, and took the opportunity to explore the location of Lake-Town under the pens and brushes of different artists over the years.
The other chapters in this book cover a wide range of subjects, but I particularly enjoyed the focus on Dwarven art & architecture in “Re-enchanting Built Spaces: On Dwarves and Dwarven Places” by Kenton Sena & Kaelyn Harris, as well as “‘But the Beauty of Mithril Did not Tarnish’: Tolkien, Material Culture, and the Mathom” by Nicholas Birns, and “Architecture as Cultural Signifier: Building Identities of Middle-earth on Screen” by Mina D. Lukić.