mariebrunelm's Reviews (478)

emotional funny hopeful inspiring reflective relaxing slow-paced
Plot or Character Driven: Character
Strong character development: No
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: N/A

In this companion novella to The Hands of the Emperor, we follow Cliopher’s un le, Buru Tovo, as he sails across the world to visit his nephew.
This quiet, delicate and deeply spiritual novella is a gift to its readers. There isn’t much happening in terms of plot, because its strength comes from its character study and its philosophy. Not the boring, fussy, wordy kind. Rather the kind that sees the world as a whole and as a web of stories and myths, in which traditions are held dear and inspire people to grow even in unexpected directions while nurturing a deep sense of connection to nature and fellow humans.
In this very gentle story, we get to spend time sailing the seas with a character that is a central but mostly absent figure from The Hands of the Emperor, and enjoy his quiet humour and deep-seated trust in the world and in others. We get to see Cliopher from another point of view than his own, which is utterly delightful even though it is short.
The Hands of the Emperor is one of the three best books I read in 2024, so I was highly anticipating this novella, knowing it would be a healing reading experience just as the companion novel had been. And so, I’d been keeping it for a rainy day. I’m not a particularly spiritual person, but then the rainy day happened and I started to read Portrait, and mid-way through I finally received some good news and I’m not afraid to thank Victoria Goddard for that even though she had no hand in it.
emotional reflective relaxing fast-paced
Plot or Character Driven: N/A
Strong character development: N/A
Loveable characters: N/A
Diverse cast of characters: N/A
Flaws of characters a main focus: N/A

Difficile de parler de poésie tant elle se suffit à elle-même. Chaque mot, soigneusement choisi, ne peut se dire autrement. La poésie de Cécile Coulon est profondément intentionnelle, ce qui est un peu bête à dire parce que c’est le cas de toute la poésie. Je veux dire qu’elle ne s’embarrasse pas de mots compliqués, de métaphores grandiloquentes, ni même de rimes. Elle n’en est que plus immédiate. La poétesse nous raconte ainsi des moments suspendus, des peines, des joies, souvent teintés de mélancolie. Ça se déguste, ça se souligne, ça ancre un peu plus dans le quotidien. 
dark emotional reflective sad slow-paced
Plot or Character Driven: Character
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: No
Flaws of characters a main focus: Yes

Evelyn grandit comme une mauvaise herbe des forêts du Nord-Est des Etats-Unis, dans les années 1960. Solitaire et un peu sauvage, elle a pour ami un faune qui l’accompagne dans ses excursions. À ses côtés, la forêt n’a pas de secret pour elle. Puis Evelyn grandit, part à l’université, rencontre son compagnon et s’installe avec lui dans une cabane en Alaska, où la vie est rude mais simple. À l’occasion d’une visite dans la famille de son mari, cependant, cette vie se désagrège sous ses yeux. Son fils, son pilier, se fait sans souci à ce nouveau rythme et à ce nouveau quotidien. C’est alors que le faune revient, et avec lui des instincts qu’Evelyn était sur le point de perdre.
Ce livre lent et hypnotique n’est pas facile à décrire, et prend sûrement des formes assez différentes selon son lectorat. Personnellement, je trouve que le titre français et l’illustration de couverture donnent l’impression d’une histoire plus fantastique qu’elle ne l’est en réalité, et suggèrent que le faune est une entité plutôt maléfique. Or j’ai personnellement lu ce roman comme la tragédie quotidienne d’une femme enfermée dans un carcan social trop rigide et qui cherche comment vivre de la manière qui lui semble la plus naturelle possible. Pendant une grande partie du livre, on ne sait pas si le faune est réel ou non, et j’ai aimé ce flou, cette subtilité que Megan Lindholm manie si bien. Elle a le chic pour raconter des histoires dévastatrices sous couvert de petits actes du quotidien et de superbes descriptions de la nature. C’est un roman déchirant car on sent le nœud coulant se resserrer autour de la gorge d’Evelyn qui ne peut pas lutter malgré ses efforts, car ses ennemis sont aussi les personnes qu’elle aime le plus au monde.
Si j’étais frustrée au début de ne pas lire ce livre en anglais, j’ai vite été rassurée par la qualité de la traduction dont l’édition de poche ne semble pas juger utile de nommer l’auteurice (une recherche rapide m’apprend qu’il s’agit de Claudine Richetin). J’ai l’habitude de noter dans un carnet mes citations préférées pendant mes lectures, mais là il y en avait bien trop, ce qui est plutôt bon signe.

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informative inspiring reflective medium-paced

This volume covers the proceedings of the Tolkien Society 2021 Summer Seminar on the topic of… Tolkien & diversity. I can’t start without acknowledging the horrendous hate campaign that targeted the Tolkien Society and Will Sherwood in particular when the theme of the seminar was announced. It shows just how important it is to keep discussions on marginalised communities front and centre in all domains.
With that said, this is a great collection of insightful and well-researched topics which offer a large panel of interpretations of the theme, from the treatment of Indigenous peoples in the Legendarium to queer readers of Tolkien, to amatonormativity, disability, and what it means to read and study Tolkien in India, among others. I won’t go into details for each of the chapters, but believe me when I say this collection is a must-have in any Tolkien collection.
dark emotional mysterious tense fast-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: Yes

Lark est la toute nouvelle recrue de Witch Hazel House. Alors que l’année scolaire commençait tout juste dans son ancien lycée, elle a précipitamment été transférée dans cet établissement d’un genre particulier : quatre élèves en autonomie presque complète dans un manoir de la campagne (du Nord-Est?) des Etats-Unis. Entre le cursus du lycée, des cours spécialisés en littérature anglophone, et des soirées cosy avec ses nouvelles camarades, tout semble s’annoncer pour le mieux pour Lark, jusqu’au jour où les quatre nouvelles amies décident de pimenter leur soirée avec une séance de spiritisme… et réveillent sans le vouloir les secrets de Witch Hazel House.
Ce roman a absolument tout pour plaire, et coche toutes les cases qui m’attirent : des personnages féminins variés dans un contexte académique, avec du mystère, beaucoup de confort et une pointe de surnaturel. Le roman prend son temps pour démarrer et instaurer une atmosphère de cosy mystery, avant que la tension s’installe et progresse, le tout servi par un objet-livre absolument ravissant avec sa couverture automnale et ses pages jaspées (après tout, c’est à l’origine un “cover-buy”).
Je blâme donc principalement mon espère de panne de lecture pour justifier mon manque d’enthousiasme face à ce livre. En cherchant bien, il n’est pas exempt de petits défauts. J’ai notamment été frustrée par l’absence de contexte et de passé de l’institution et la rapidité avec laquelle l’histoire de ses élèves est mentionnée, et je ne suis pas entièrement convaincue par la résolution. Je pense qu’une part du problème vient également de ma jalousie, parce que, soyons honnête, c’est un livre que j’aurais aimé écrire, même si je ne l’aurais pas écrit tout à fait de cette manière-là.
C’est donc une lecture que je recommande chaudement quand bien même la magie n’a pas tout à fait opéré sur moi.
Rep : héroïne souffrant de TOCs, héroïne bisexuelle, héroïne mexicaine-américaine.
 

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slow-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: No
Loveable characters: No
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: Yes

Verre cassé est un client régulier du bar que tient L’Escargot entêté. Un jour, le patron lui demande d’écrire l’histoire de l’établissement, son quotidien et ses tribulations. Commence une narration échevelée et truculente qui n’épargne personne, pas même son narrateur.
J’envisageais de lire ce livre depuis très longtemps, mais j’étais intimidée par ce que j’en avais entendu dire, à savoir “ce livre est écrit en une seule et très longue phrase”. Un peu comme avec “La Disparition” de Perec, je me faisais toute une montagne de cette prouesse littéraire. En réalité, certes les phrases sont longues, mais elles sont surtout collées par des virgules plutôt que des points, ce qui rend la syntaxe bien plus facile à aborder (quant à La Disparition, le mythe s’est effondré quand je l’ai ouvert et que j’ai découvert que l’auteur avait simplement retiré les “e” des mots, et qu’il n’avait donc pas vraiment cherché à écrire tout un texte sans utiliser cette lettre. Autant vous dire que je ne l’ai pas lu).
Au-delà de ces considérations grammaticales, Verre cassé est un roman extrêmement vivant et qui se lit vite, avec des personnages hauts en couleur. Ai-je passé un bon moment ? Pour être honnête, vous avez dû entendre mon soupir quand l’auteur a parlé une énième fois de ses organes génitaux ou des fesses des femmes qu’il croisait, tant j’ai soupiré fort. Peu de choses me font sortir aussi vite d’une lecture que cela. Je l’ai quand même terminé parce que, encore une fois, ça se lisait vite et ça me changeait de mes habitudes. Mais ce n’est pas un livre qui me laissera une forte impression.
 PS : je ne liste pas les avertissements de contenu car il y en a énormément, mais la plupart ne relèvent que d’une mention rapide. 
dark mysterious tense fast-paced
Plot or Character Driven: Plot
Strong character development: No
Loveable characters: No
Diverse cast of characters: Yes
Flaws of characters a main focus: Yes

1979. A boy and his mother find their way to Slade House. They’re never seen again. 1988. A less-than-commendable police officer finds his way to Slade House. He’s never seen again. And again, in 1997. Every nine years, Slade House opens its doors to a specific guest. They are never seen again.
David Mitchell’s books are a bit of a hit-or-miss with me. I loved Cloud Atlas but had a hard time reading two of his other books yeaaaars ago. When I saw this very pretty edition in a second-hand shop, I decided to give him another go, and I happened to read the right one! Slade House is a slightly creepy story that feels like a haunted house novel at first but turns out to be something else. The narrative is very easy to follow, which wasn’t the case of the previous books by this author I read, and which is why I enjoyed this one. You are faced with a varied cast of characters, some of them you want to be safe, others you don’t care or even wish they could meet an early end, which makes things even more fun. It’s not necessarily a book that will stay with me, or that I will re-read, though. I really liked the vibes, but even though I’m a scaredy cat, I wish it had leaned into the creepy aspect, rather than explain things.
Rep: bi protagonist.

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hopeful lighthearted medium-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: N/A
Flaws of characters a main focus: No

Adairia has always lived at university, ever since she was rescued as a foundling. Her life is well organised, between her studies and her community tasks, and this suits her just right. Until the day when, as she is dusting the plaque under a fossilized dragon’s egg, the egg starts to crack… which can only happen if the dragon-to-be has found its companion.
How about some cosy fantasy with a dash of political commentary and sapphic romance?
This book felt self-indulgent in the best way. The author clearly has poured all of heart into this story of love and grief and coming together to face obstacles. It’s not the most subtle,  and the main character was a bit of a Mary Sue, being a little too perfect, but she’s very easy to love anyway. I loved the idea of a fantasy world in which the monarchy has given way to democracy, and especially how the author still found a way to create some political tensions to show that nothing was granted (although that side of the story ended a little abruptly). Because it never is, and the fight must be constant. There was a satisfying coming together of the different themes woven throughout the book, what with the dragons, the political background and the care for ecology.
All in all, even though I would have liked the novel to feel a little rougher, that would have defeated the point of this very heartwarming story.
Rep : sapphic characters, diverse & disabled representation.

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challenging dark reflective sad slow-paced

This autobiography of a Black man from before the abolition of slavery in the USA is as harrowing as it is essential reading. It has been waiting on my e-reader for a long time because I'm not the best with classics and it 
sounded like a hard read. Well, it is. Of course it is. Solomon Northup spares us none of the hardships and cruelty he suffered at the hands of white people. It’s also a story of résilience and defiant hope, in a way. I wasn’t expecting it to feel so much like the author was standing in front of me and telling his story. I don’t know how much the text was edited for clarity / grammar / spelling, but it was an easier read, language-wise, than I'd expected.
And now I'm off to read something about Black joy for balance. Black History Month is a year-long endeavour, and it should be as much about the past and the fight for Black dignity as it should be about Black power & light.

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Trouble dans le genre - Le féminisme et la subversion de l'identité

Éric Fassin, Judith Butler

DID NOT FINISH: 51%

Dans cet essai, Judith Butler questionne la notion de genre en relation avec celle de sexe et d’hétéronormativité.
J'espérais débuter mes lectures en gender studies par ce texte, mais je me suis vite rendue compte que je ne possédais pas les clés de compréhension nécessaires, et que je ne connaissais pas les théories des auteurices avec lesquel.le.s Butler dialogue suffisamment pour apprécier les nuances de discours. Je vais m’en tenir à des ouvrages de vulgarisation pour le moment, et en attendant j’abandonne celui-là à mi-chemin.