You need to sign in or sign up before continuing.

mariebrunelm's profile picture

mariebrunelm 's review for:

Le Spectre d'Oxford by Camille Salaün
4.75
dark emotional funny mysterious medium-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: Yes
Loveable characters: Yes
Diverse cast of characters: No
Flaws of characters a main focus: Yes

Dorothy espérait mettre ses visions de côté en arrivant à Oxford, mais en arrivant dans sa chambre ce n’est pas sa colocataire qu’elle rencontre mais plutôt l'atmosphère glaciale qui accompagne Théodore, décédé depuis trente ans. Et celui-ci en est ravie, car à part son ami Oreste, étudiant et exorciste de son état, il  a peu de contacts avec le monde des humains. L'étrange trio ne tarde pas à tisser des liens étroits sur lesquels ils auront besoin de s’appuyer face aux menaces qui les attendent et mettent en péril les vies des deux étudiants et celles de leurs amis.
J'ai passé un excellent moment avec ce trio extrêmement attachant, en premier lieu grâce au style d'écriture de l’autrice, poétique et élégant, exactement comme j’aime. Les péripéties m'ont tenues en haleine sans qu’elles soient trop nombreuses, et bien que j'aie manqué des quelques explications, le tout dernier twist m’a délectée (un plaisir plutôt morbide, je préfère prévenir). J'ai adoré la dynamique entre les personnages, bien que j’aie eu des réserves dans les premiers chapitres pour des raisons qui ne tiennent qu’à moi.
C'est donc un livre que je recommande chaudement, avec deux petits bémols cependant. En effet, j'ai trouvé que la gestion des personnages racisés était assez maladroite, mais cela tient du spoiler donc je ne vais pas m’étendre.
Ensuite, la quatrième de couverture annonce clairement “dark academia”, argument qui a largement joué dans ma décision d’achat (ça, et “Oxford” dans le titre). Mais au risque de sonner comme un disque rayé, à mon sens ce livre n’est pas de la dark academia. C'est un excellent livre d’urban fantasy / une excellente histoire de fantôme, mais il n'est absolument jamais question des études des personnages, et la ville d’Oxford n’est jamais décrite si bien que l’histoire pourrait se passer à Cambridge, à Glasgow ou dans n'importe quelle ville étudiante, ça ne changerait rien à l'histoire.
Je compte ça comme une marque de la grande réussite de ce livre que je l’aie quand même adoré malgré ces points, surtout le premier, qui ont souvent fait dégringoler l’estime que je portais à un livre dans le passé.
Mais s’il-vous-plaît, peut-on cesser d’agiter la bannière de la dark academia à la moindre occasion ? Merci, bisous.

Expand filter menu Content Warnings