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elle_lit_zabeth 's review for:
Et ils meurent tous les deux à la fin
by Adam Silvera
[chronique en FR ci-après]
I still can't see through my tears, but I'll try to write a coherent review...
Seriously, why do I always choose movies/series/books where the heroes die at the end? Well, I don't have much excuse here, it's not like I wasn't warned by the title itself.
You know what, in the end, I didn't even like the book that much. I found it self-righteous and a bit cliché. Yes, we know that human beings tend to be replaced by robots, yes we know we're destroying our planet, yes we know we're letting digital technology consume us rather than enjoying the moment... I'm in my thirties, I've already read and seen my share of criticisms about our society and I also know how to look around and see the damage for myself...
However, I can imagine the impact this book would have had on a fifteen-year-old me. I would have talked to everyone about this book, quoted passages at every turn, written pages and pages of in-depth analysis... Ah, to be young and open your eyes on the world...
No, what won me over, what made me rate this book 3,5 stars are the characters. From Matéo, this very introverted and fearful guy who hasn't lived anything, to Rufus, his opposite in every way who has lived and endured too much. And even the others, the Plutons, Lidia, and all those we meet during the duo's adventures. They moved me, they awakened the teenager inside me, the one who wants to live before it's too late, the one who wants to sing at the top of her lungs without being afraid that someone will hear her, the one who wants to write her stories without fearing that someone will judge them.
The moral of this book is simple, but terribly effective and true. Live, while you can, it says. Because every night we might get an alert that it's our last day on earth.
I'm so glad I got to be a part of Rufus and Matéo's last journey, to see them find and love each other, complete each other like two pieces of the same puzzle. I cried for everything they won't get to experience, but I closed the book with a smile on my face for everything they lived on their very last day.
*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*
Je n'y vois pas encore très bien à travers mes larmes, mais je vais essayer de formuler un propos cohérent...
Sérieusement, qu'est-ce que j'ai à toujours me diriger vers les films/séries/livres où les héros meurent à la fin ? Bon, là, je n'ai pas trop d'excuses, c'est pas comme si je n'avais pas été prévenue par le titre lui-même.
Vous savez quoi, au bout du compte, je n'ai même pas aimé le livre tant que ça. Je l'ai trouvé moralisateur et un peu cliché. Oui, on sait que les êtres humains tendent à être remplacés par des robots, oui on sait qu'on tue la planète, oui on sait qu'on laisse le numérique nous consumer plutôt que de profiter de l'instant présent... J'ai la trentaine passée, j'ai déjà lu et vu mon lot de critiques sur la société et je sais aussi regarder autour de moi et me rendre compte des dégâts par moi-même...
J'imagine par contre, l'impact qu'aurait eu ce livre sur une moi d'il y a quinze ans. J'aurai barbé tout le monde avec ce livre, cité des passages à tout va, écrit des pages et des pages d'analyse... Ah, être jeune et ouvrir ses yeux sur le monde....
Non, ce qui m'a conquis, ce sont les personnages. De Matéo, ce peureux très introverti qui n'a rien vécu, à Rufus, son opposé en tout point qui a trop vécu et trop souffert. Et même les autres, les Plutons, Lidia et tous ceux qu'on croise au fur et à mesure des aventures du duo. Ils m'ont émue, ils ont réveillé l'ado à l'intérieur de moi, celle qui veut vivre avant qu'il soit trop tard, celle qui veut chanter à tue-tête sans avoir peur que quelqu'un l'entende, celle qui veut écrire ses histoires sans craindre que quelqu'un les juge.
La morale de ce livre est simple, mais terriblement efficace et vraie. Vivez, tant que vous pouvez, dit-elle. Parce que toutes les nuits, on pourrait recevoir une alerte qui nous annonce que c'est notre dernier jour sur terre.
Je suis si heureuse d'avoir pu faire partie du dernier voyage de Rufus et Matéo, de les avoir vu se trouver et s'aimer, se compléter comme deux pièces du même puzzle. J'ai pleuré pour tout ce qu'ils n'auront pas la chance de connaître, mais j'ai fermé le livre avec un sourire aux lèvres pour tout ce qu'ils se sont autorisés à vivre pour leur toute dernière journée.
I still can't see through my tears, but I'll try to write a coherent review...
Seriously, why do I always choose movies/series/books where the heroes die at the end? Well, I don't have much excuse here, it's not like I wasn't warned by the title itself.
You know what, in the end, I didn't even like the book that much. I found it self-righteous and a bit cliché. Yes, we know that human beings tend to be replaced by robots, yes we know we're destroying our planet, yes we know we're letting digital technology consume us rather than enjoying the moment... I'm in my thirties, I've already read and seen my share of criticisms about our society and I also know how to look around and see the damage for myself...
However, I can imagine the impact this book would have had on a fifteen-year-old me. I would have talked to everyone about this book, quoted passages at every turn, written pages and pages of in-depth analysis... Ah, to be young and open your eyes on the world...
No, what won me over, what made me rate this book 3,5 stars are the characters. From Matéo, this very introverted and fearful guy who hasn't lived anything, to Rufus, his opposite in every way who has lived and endured too much. And even the others, the Plutons, Lidia, and all those we meet during the duo's adventures. They moved me, they awakened the teenager inside me, the one who wants to live before it's too late, the one who wants to sing at the top of her lungs without being afraid that someone will hear her, the one who wants to write her stories without fearing that someone will judge them.
The moral of this book is simple, but terribly effective and true. Live, while you can, it says. Because every night we might get an alert that it's our last day on earth.
I'm so glad I got to be a part of Rufus and Matéo's last journey, to see them find and love each other, complete each other like two pieces of the same puzzle. I cried for everything they won't get to experience, but I closed the book with a smile on my face for everything they lived on their very last day.
*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*_*
Je n'y vois pas encore très bien à travers mes larmes, mais je vais essayer de formuler un propos cohérent...
Sérieusement, qu'est-ce que j'ai à toujours me diriger vers les films/séries/livres où les héros meurent à la fin ? Bon, là, je n'ai pas trop d'excuses, c'est pas comme si je n'avais pas été prévenue par le titre lui-même.
Vous savez quoi, au bout du compte, je n'ai même pas aimé le livre tant que ça. Je l'ai trouvé moralisateur et un peu cliché. Oui, on sait que les êtres humains tendent à être remplacés par des robots, oui on sait qu'on tue la planète, oui on sait qu'on laisse le numérique nous consumer plutôt que de profiter de l'instant présent... J'ai la trentaine passée, j'ai déjà lu et vu mon lot de critiques sur la société et je sais aussi regarder autour de moi et me rendre compte des dégâts par moi-même...
J'imagine par contre, l'impact qu'aurait eu ce livre sur une moi d'il y a quinze ans. J'aurai barbé tout le monde avec ce livre, cité des passages à tout va, écrit des pages et des pages d'analyse... Ah, être jeune et ouvrir ses yeux sur le monde....
Non, ce qui m'a conquis, ce sont les personnages. De Matéo, ce peureux très introverti qui n'a rien vécu, à Rufus, son opposé en tout point qui a trop vécu et trop souffert. Et même les autres, les Plutons, Lidia et tous ceux qu'on croise au fur et à mesure des aventures du duo. Ils m'ont émue, ils ont réveillé l'ado à l'intérieur de moi, celle qui veut vivre avant qu'il soit trop tard, celle qui veut chanter à tue-tête sans avoir peur que quelqu'un l'entende, celle qui veut écrire ses histoires sans craindre que quelqu'un les juge.
La morale de ce livre est simple, mais terriblement efficace et vraie. Vivez, tant que vous pouvez, dit-elle. Parce que toutes les nuits, on pourrait recevoir une alerte qui nous annonce que c'est notre dernier jour sur terre.
Je suis si heureuse d'avoir pu faire partie du dernier voyage de Rufus et Matéo, de les avoir vu se trouver et s'aimer, se compléter comme deux pièces du même puzzle. J'ai pleuré pour tout ce qu'ils n'auront pas la chance de connaître, mais j'ai fermé le livre avec un sourire aux lèvres pour tout ce qu'ils se sont autorisés à vivre pour leur toute dernière journée.