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manuphoto 's review for:

La Brigade de l'Œil by Guillaume Guéraud
2.5
dark sad fast-paced
Plot or Character Driven: A mix
Strong character development: No
Loveable characters: No
Diverse cast of characters: No
Flaws of characters a main focus: Complicated

Ce roman est présenté comme un hommage à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, mais au final on se retrouve avec une pâle copie. 
 
La prémisse n’est guère originale, mais ça je m’y attendais. Ce qui est plus déconcertant c’est le manque de structure dans le niveau de langage. On passe du soutenu au familier, voir au vocabulaire pauvre, sans toujours comprendre pourquoi. Je veux bien l’admettre si on se glisse dans la peau d’un personnage, mais parfois c’est bien le narrateur qui oscille. C’est étrange. 
 
L’histoire elle-même est assez convenue, même s’il y a des soubresauts intéressants par moment. Les personnages sont plutôt superficiels, mais ils ont le mérite d’être très distincts et faciles à suivre. C’est d’ailleurs une force du roman, il se lit tout seul et rapidement. 
 
Fort heureusement d’ailleurs, car on cherche le sens de l’ouvrage. Que voulait nous démontrer ici M. Guéraud ? La force de la littérature ? L’amour du septième art ? L’importance de la liberté ? Voulait-il nuancer nos préconceptions sur les dictatures ? Ce n’est pas clair. Ce qui est clair, c’est que c’est un roman un peu décevant qui n’apporte rien à l’établissement de la science-fiction. Du ressassé avec des références trop faciles  (le coup des Temps modernes de Chaplin et l’écho avec Nuit et Brouillard, on les voit bien trop venir). Dommage, j’avais envie de plus l’aimer celui-là.

-- English --
This novel is presented as a tribute to Fahrenheit 451 by Ray Bradbury, but in the end, it turns out to be a pale imitation.

The premise is hardly original—but I was expecting that. What’s more unsettling is the lack of consistency in the language register. It shifts from formal to colloquial, even to poor vocabulary, without it always being clear why. I could understand this if we were slipping into the mind of a character, but at times it's the narrator who fluctuates. It’s odd.

The story itself is fairly predictable, though there are a few interesting twists here and there. The characters are rather superficial, but at least they’re distinct and easy to follow. That’s one of the novel’s strengths—it’s a quick and effortless read.

Thankfully so, because one keeps searching for the book’s meaning. What was Mr. Guéraud trying to show us? The power of literature? A love of cinema? The importance of freedom? Was he trying to challenge our preconceptions about dictatorships? It’s not clear. What is clear is that this is a rather disappointing novel that brings nothing new to the science fiction genre. It rehashes familiar themes and relies on overly obvious references (the Modern Times and Night and Fog parallels are far too easy to spot). A shame—I really wanted to like this one more.